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| | | Zorina - là ou derrière l'ange se cache...? | |
| | Auteur | Message |
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Gaëlle Aberthol Adepte


Nombre de messages: 124 Age: 21 Localisation: St-Dominique-la-merdeuse Date d'inscription: 08/07/2008
 | Sujet: Zorina - là ou derrière l'ange se cache...? Lun 13 Oct 2008 - 17:21 | |
| (J'espère que vous aprécirez!..bonne lecture!...et excusez les fautes d'orthographe!lol Vous me direz ce que vous en pensez!) Je vais vous conter mon histoire. Elle n’a rien d’un conte de fée et ne se conte pas facilement comme sorti de la bouche d’un barde… Je suis née dans un pays tellement lointain que je me souviens a peine du nom. Mon père, valeureux chevalier, parti alors que j’étais toute jeune. J’ai été fille unique et ma mère m’éleva alors seule en l’absence de mon père qui se prolongea en années. Nous étions un peuple sédentaire, très peu nombreux, qui vivait bien établis dans une petite vallée tranquille, comme emmuré entre 4 montagnes. Notre peuple était croyant en la religion de Janus. Il fallais s’y montrer fière, forts et au summum de la perfection, mais, ma mère, qui trouvais leurs pensés plutôt superficielles, priait Bélaneth en cachette, trouvant que ces pensées étaient plus…protectrices et «maternisantes». Elle me disait souvent que Bélaneth était l’amour inconditionnel incarné, et elle me chantait tout le temps ces histoires dans la langue des anciens pour mieux dissimuler son secret. Un jour, lors de mes 14 ans, un peuple voisin disant avoir été attaqué entra dans le village. Nous les avons nourrit et pris soin d’eux étant nos paires. C’est à cet âge que je rencontrai Yekel. On a grandit de corps et d’esprit, côtes à côtes…et l’amour y a grandit aussi. Les parents de Yekel n’étaient pas en accord avec notre union parce qu’ils trouvaient ma mère trop marginale et pensaient que j’allais inculquer ces valeurs à leur fils. C’est alors, que le jour de mes 17 ans, nous avons été unis en cachette devant un disciple de Janus. Nous gardions ce secret…Le jour où je fus tombée enceinte, nous étions au comble de la joie...malgré que cela dévoilait tout! Les parents de Yekel renièrent leur fils. C’est alors que ma mère nous envoya vivre dans une petite maisonnette isolée dans la forêt, endroit où je pourrai élever notre enfant, à 10 jours de marche du village. C’est à mes 18 ans que j’accouchai de Erwan, mon fils…la plus belle chose qui me soit arrivé de toute ma vie. Quelques années s’écoulèrent heureux. Nous n’étions pas riche, mais nous avions l’amour, la famille et de quoi nous nourrir, et tout ça nous suffisais. Un soir où il pleuvais, nous avons entendu un grand cri en écho dans la forêt. On est allé se cacher dans un coin de la maison. C’est alors qu’on vit un Fils du Chaos entrer en défonçant la porte suivi de 8 de ses acolytes. Il criait : «De la jeune viande fraîche?...ça sent la jeune viande fraîche!» et il se mis a rire. Il ria tellement fort que mon fils en a eu peur et se mis a pleurer. J’ai tout fait pour qu’il se taise mais, ces êtres cornus nous on trouvé. Ils nous capturèrent pour nous emmener jusqu’à leur campement. Ils me séparèrent de mon fils, mais par chance Yekel le pris dans ses bras où je le savais en sécurité. Brusquement, je fut plaquée contre un arbre par ce qui me semblais être le chef de la bande. Il me souleva de terre en me tenant par la gorge et dit : «reste gentille et on vas tous s’amuser…», puis il éclata de rire. Après près d’une demi-heure de marche, nous étions entré dans une espèce de petite forteresse. Le chef m’attacha, bras en l’air, sur un mur de la palissade à côté de mon mari et de mon fils qui semblait effrayé. Yekel pleurais, tenant Erwan dans ses bras, mais refusais toujours de me dire pourquoi. Puis, il se leva et alla vers les Fils du Chaos et leur donna mon fils en échange de sa liberté. Voyant qu’ils auraient plus de plaisir à martyriser une mère et son enfant, ils le laissèrent partir. J’étais hors de moi…Comment ai-je pus vivre avec un homme aussi lâche!? C’est à ce moment que je vis la chose la plus affreuse…et le pire c’est que je ne pouvais rien faire : J’ai regardé en pleurant mon fils se faire déchiqueter vivant, lentement, dans une atroce douleur par ces bêtes sans cœur. Tous ces cris me faisaient dévier le regard de ce carnage, mais il y avais toujours un d’eux qui me redressais la tête pour que j’assiste à cette torture jusqu’au bout. Lorsque mon fils mourut, ils me détachèrent et je m’effondrai en larme. Ils m’amenèrent près du corps et m’ordonnèrent de manger les viscères de mon enfant. Ne voulant m’attirer aucun problème, je m’exécutai froidement. Chaque bouchée me donnait envie de vomir. Ensuite, me trouvant complètement pitoyable, ces bêtes m’ont battu et m’ont violée, les uns après les autres. Ce n’est seulement que l’autre nuit, lorsqu’ils étaient tous sortis, que je me détachai de mes liens en coupant la corde sur ce qui restais de la mâchoire de mon fils…et je m’enfuis vers mon village. Affaiblie mais voulant rester forte, j’ai marché durant 2 semaines. Rendu là-bas, on m’a soigné. Dévorée par les images qui hantaient mon esprit, quand je fus guérit, je m’en allai à la recherche de Yekel, qui, selon certaines gens, était parti vers le sud. Le remord allais probablement me ronger jusqu’à ma mort, mais, pour la vie qu’il a laissé exécuté, cette partie de moi maintenant morte, j’ai décidé de le pourchasser de village en village pour le trouver et qu’il subisse la douleur que j’ai subi. Durant mon voyage j’ai été bien des choses…J’ai travaillé comme aubergiste, femme de cuisine pour le roi et j’ai même accepté d’être fille de joie pour subsister. C’est un soir où j’étais fille de joie dans une auberge qu’un homme a parlé de mon mari. En l’emmenant avec moi dans une chambre, j’ai pu le faire parler et j’ai découvert que mon mari voyageait avec un autre nom et qu’il était maintenant hors la loi. Cet homme me parlait de celui-ci comme un héro, un homme fort et intelligent…Et c’est là que tout a explosé en moi…Je lui ait fracassé la figure sur un barreau du lit. Quand je me suis rendu compte de ce que je faisais, mes mains avaient planté un couteau au fond de la gorge de cet homme…Que j’avais vraisemblablement mutilé. Ce soir là, je m’enfuis, les mains encore couvertes de sang. Qui est-ce que j’étais devenue? Quel est ce personnage qui avait germé en moi? J’avais des pulsions quasi incontrôlables de tuer, de voir souffrir…et même de me faire mal à moi-même...Ça m'amusais, ça me fesais du bien…Après plusieurs mois, j’ai appris à me contrôler. Arrivée dans un nouveau village que je sentais très accueillant, je m’installa et fit des rencontres plutôt particulière. J’ai été approchée pour rencontrer la Guilde des Ombres et ils m’ont donné a moi et a 4 autres personne le mandat de tuer le maire du peuple qui avait apparu dans les parages et de faire mal a un certain Portos, juste assez pour qu’il comprenne la leçon. J’ai accepté. Mon côté sombre a accepté…Le pourchasser faisait remonter des pulsion en moi. Après avoir fait une partie du travail, je pris quelques cervoises et alla m’asseoir près du feu. J’essayais de reprendre sur moi, mais j’avais beaucoup trop de difficulté. Dans ma tête repassait des images…mon fils, l’homme que j’avais tué...Incapable de reprendre sur moi, je me jeta sur Nomis, un vampire que je savais puissant, pour en finir. Je ne voulais pas faire de mal a personne…autant me donner la mort. Plus tard dans la nuit, je me réveillai dans le champs, plutôt confuse et j’avais des marques de dent dans le cou. Je me souvenais vaguement que je cherchais le vampire…mais pourquoi donc? Plus je cherchais pourquoi, plus j’éprouvais de la fascination envers cet homme, puis, une quasi fixation. Plus tard, je décidai par moi-même d’aller à sa rencontre. Après près d’un mois de marche, je le retrouvai. Il m’approcha pour faire un travail parce que pour lui, j'avais ce qu'il a appelé ''du potentiel''. En échange, j’aurai une certaine «alliance» avec lui. Il était surprit de me voir aussi calme à ses côté…Était-ce de la fascination? Le charme des vampires?…Je n’avais jamais vu ou subi sa colère et pour moi, il ne s’agissais qu’une bête qui devais se nourrir de sang pour subsister et rien d’autre…mais je m’était tout de même protégée de lui avant notre rencontre…J’ai accepté le travail. En me voyant travailler aussi fort même au péril de ma santé physique et mentale, je me demandais sans cesse pourquoi je faisais autant d’effort…Fascination?...Charme?...Recherche de protection?........Amour?... Je deviens de moins en moins en contrôle. J’ai peur de ce que je pourrais devenir. Je sent qu’il ne me manque qu’une autre vague de forte émotions avant de ne plus avoir de contrôle sur cet être qui vit en moi…Il jaillirais et je n’aurais plus jamais de contrôle…J’ai peur de ce que je pourrais faire… |
|  | | Gaëlle Aberthol Adepte


Nombre de messages: 124 Age: 21 Localisation: St-Dominique-la-merdeuse Date d'inscription: 08/07/2008
 | Sujet: Re: Zorina - là ou derrière l'ange se cache...? Lun 15 Juin 2009 - 22:32 | |
| (suite...pour compléter des brides qui manque à mon perso qui se transforme!!) Durant la saison où j'ai habité avec les Siam-Talais, j'ai appris a apprécier ce peuple, je me mêlais à la foule et faisait de belle rencontres...et d'autres moins belles... Mais, une nuit d'automne avec ses vents frisquets, on entendait de drôles de choses chez les fils du chaos. Nous fouillâmes dans tous les recoins sans succès. Plutard, nous entendîmes des cris et décida de voir ce que c'est. C'est alors que nous avons vu, entouré d'hommes écorchés, une créature gigantesque qui détruisait tout dans son passage. Femmes, hommes, combattants, prêtres, sorcières, méchants ou même bons, tous y passaient. Horrifiée de la scène je restai à l'écart, me cachant dans un bosquet. Après que la créature des abysses fût éloignée avec ses monstres, je décida de sortir de cette forêt qui s'enflammais pour m'exiler, le temps que le tout se calme. Je me rendis escorté d'une petite aubergiste dans le village voisin et dormis dans une auberge. Au aurores le lendemain, je me rendis dans ce qui restais de Siam-Talas. Tout était brûlé et il ne restait que des cendres. Après vois vu que certains réunissaient leurs effets et se prenais de la nourriture pour chercher un nouveau village, je décidai de faire de même. Ayant déjà le peu de mes avoirs dans mon sac, je n'ai eu qu'à me chercher de quoi me nourrir et parti dans la même direction que tout le monde...mais avec une heure de retard... Durant ma marche, je repensais a ce que j'étais devenue. Je pensais être redevenue forte, je pensais avoir repris sur moi...même si je me sentais vacillante quelque fois. Je sentais toujours ce mauvais en moi qui remontais et qui voulais prendre sa place...mais je le retenais...et pensais que je pouvais le retenir ainsi sans effort le reste de ma vie. Je me mis à chantonner doucement la chanson de ma mère, la même que je chantais a mon défunt fils quand je l'endormais. Puis, la route s’ouvrit sur un chemin à ciel ouvert couvert d'une jeune neige fraîche. Au loin j'aperçu soudains des fils du chaos, Nienna, Marcus et Pépin...Je me tus immédiatement. Réfléchissant, je décidai de longer la lisière de la forêt pour contourner le groupe. Je ne voulais surtout pas interrompre leur conversation...et qui veux se frotter à des demi démon!...pas moi en tout cas! Et surtout seule! Me faisant discrète je décida d'amorcer mon contournement en marchant rapidement. Courir n’aurait fait que me démarquer trop. Quand j'aperçu Le demi démon nommé Octovian s'approcher de ma position je ralentis quelque peu, puis, vis en arrière plan la jeune barde me pointer du doigt. Est-ce qu'elle parlait de moi? Pourquoi parlerait-elle de moi aux demi-démons? Je ne lui aie jamais rien fait! J'entendis la grosse vois de Mollock parler à ces hommes et je vis 3 fis du chaos se diriger vers la forêt. J'y pénétrai pour m'y cacher. Les démons se parlaient dans une langue qui m'était inconnue. Tentant de ne pas me faire voir je décidai d'accélérer ma cadence un tantinet. Puis, à quelques mètres derrière moi j'entendis un mot familier...par une voix familière. «Vienssss...» Octovian m'avais aperçue et m'adressais un mot...qui me glaçait le sang venant de sa bouche. Ses yeux rouges me faisaient peur, une peur incommensurable. Je ne suis pas du genre a donner de quoi nourrir les esprits chasseurs, mais ma peur l'emporta sur moi et j'enclencha ma fuite. Je zigzaguais entre les arbres tentant de le semer, puis, l'ayant distancé un peu je me cachai sous un bosquet. Mon état de simple humaine me fit perdre et ma cachette fut découverte par mon poursuivant. Me débattant pour me défaire de lui en vain, il fini par me jeter un coup d'oeil qui sembla dire qu'il me reconnaissait. Puis, après qu'il ait tenté de m'attacher comme un vulgaire morceau de viande à sa ceinture, il me planta sa dague dans les cuisses pour m'empêcher de marcher. Battue, blessée et apeurée, le laissant me traîner vers les autres de son espèce, je sentais mes blessures brûler jusqu'au fond de mes cuisses, mon sang coulait. Quand j'entendis les mots de Mollock disant que j'étais maintenant ce qu'Octovian voulais bien faire de moi, j'eus aussitôt les larmes aux yeux. Bâillonnée, désarmée et terrorisé maintenant, le jeune démon me traîna d'un coup sec vers la lisière de la forêt. Je perdis mon manteau et entailla le bas de ma gorge sur un cailloux, mon sang absorbé dans a chemise. Il déchira mon haut me retrouvant torse nu dans cette froideur. Puis, un sourire aux lèvres, le fils du chaos pris une bouchée de moi, du haut de mon sein droit, laissant un trou béant. La douleur était telle que je ne semblais plus du tout contenir mon corps. S'amusant de mon corps, me mordillant, me frappant, m'étouffant comme si j’étais un morceau de viande, Octovian s'abreuvais de mon sang. Je ne pouvais m’empêcher d'avoir de forts spasmes et de me débattre. Je ne m’appartenais plus...Je savais que je ne m’appartiendrai plus jamais… Se relevant, il m’asséna plusieurs coups dans les côtes m’en cassant trois. Il pansa mes plaies sommairement me retenant de son pied sur ma tête, ensuite, s’éloignant de moi, il m’asséna un grand coup de pied au visage, dit quelques mots incompréhensibles, souris…et partis. Couchée dans la neige qui me brûlait de sa froideur, mon sang coulait à grande lampée. Plus personne ne me touchait mais mon corps se tordait sans cesse de douleurs et de spasmes. Mon sang formant presque une flaque autour de mon corps sans cesse faiblissant, je pris ce qui me restais d’énergie pour crier mes dernière volontés, mes dernières volontés qui venais de mon côté censé…J’ordonna au démon de m’achever…ce qu’il ignora… |
|  | | Gaëlle Aberthol Adepte


Nombre de messages: 124 Age: 21 Localisation: St-Dominique-la-merdeuse Date d'inscription: 08/07/2008
 | Sujet: Re: Zorina - là ou derrière l'ange se cache...? Lun 15 Juin 2009 - 22:36 | |
| Je ne faisais plus partie de mon corps...J'étais faible...j'avais perdu beaucoup de sang...Je regardais les marques sur mon corps, ces marques qui me resterons à jamais gravé dans ma chaire, ces marque qui me rapellerons que je serais plus jamais ce que j'étais...ces marques faites par Octovian...ces marques qui me rapellerons sa force...qui me rapellerons ma peur...Je devain aussitôt très étroudie...Confuse, je tentai à plusieurs reprises de me relever. Je m’adossai à un arbre et pressant mes plaies pour que le sang ne s’écoule plus je tenais de reprendre des forces. Je me défis de mes liens et je déchirai faiblement ce qui resta de ma chemise et en fit des bandages de fortune. Je ne sais d’où je trouvais cette force qui me fit me relever, mais je savais que la Zorina qui habitais ce corps n’était plus. Une peur horrible avait fait place à une colère inébranlable. Je regardais mon sang déversé sur la neige blanche de ce début d’hiver. Normalement, j’aurais pleuré…mais je ne possédais plus assez de larme pour le faire… Tremblante, je me releva difficilement et alla chercher mon manteau et ma dague. Je me mis à marcher à la recherche d’aide, de n’importe qui… À mon grand soulagement, ma petite route empruntée de la forêt s’ouvrit sur une petite route où passait des villageois dans un blizzard. Je criai à l’aide…puis m’effondrai. J’étais encore consciente mais ma vision était trop floue, mon corps trop vidé de ses forces que je ne me rendais compte que de peu de choses. Je me sentais transporter, touchée, mais je ne sentais pas d’hostilité. Une voix douce de femme me posa une question : «Mais qu’est-ce qui vous ait arrivé?! Qui vous a fait ça?!» Ma bouche balbutia quelques mots faibles. Mon corps était crispé par la douleur et le froid. Je me rappela les yeux d’Octovian et me mis à avoir une respiration haletante. Une douleur très vive se fit sentir dans tout mon corps comme un éclair. Mon corps se tordit dans tout les sens, puis, sous ma faiblesse…Je ne me rappelle plus de rien… Je me réveillai en sursaut dans une charrette inconnue. Je me sentis mieux. Mes plaies avaient été pansées et mon corps guérissait, mais je me sentais très étourdie et confuse. Je me rappela le visage d’un homme habillé en blanc et demanda à la sage-femme qui était venu me voir à mon réveil de l’appeler pour moi. Le peu de bien qui étais en moi voulait combattre. Je tremblais, je combattais les ombres qui montaient en moi. Je me sentais ni morte ni vivante. Je demandai faiblement de l’aide sainte, de l’aide du Père Larose. Il me dit qu’il pouvait me mettre en contact avec lui. Je me sentais perdu, perturbée et confuse…mais tentai quand même une dernière chance, un dernier cri du cœur avant de ne plus jamais être moi-même, une dernière chance de m’aider. Je demanda de l’aide au Père Larose, puis, senti l’ombre prendre toute la place dans ma tête avant de me rendormir. Plusieurs nuits plutard, mon corps guérit, je m’enfuis de la charrette des villageois. Je continuai ma route marchant tout simplement devant moi, sans me poser de questions, sans peur. Un seul sentiment m’envahissait et c’était la colère. Une rage infinie. Je me rendis vers un petit village perdu et trouva une habitation abandonnée. Un fond de la salle, un miroir était debout. Je contemplais la femme qui y était reflété…et ne m’y reconnaissais pas. Zorina était morte…quelqu’un d’autre avais pris possession de ce corps meurtris, marqué de cicatrices remémoratrices, le yeux couvert par une ombre. J’y suis restée quelques jours, me regardant sans cesse dans la glace, ne mangeant rien par manque d’appétit. Quand la Zorina d’avant essayait encore de combattre pour revenir, je lui faisait d’autres cicatrices pour lui rappeler qu’elle n’était plus jamais la bienvenu ici, autant dans ma tête que dans mon corps. J’avais pris possession de mon corps et me sentais plus vivante que jamais, plus forte que jamais…j’aimais ce que j’étais devenue! Un soir, j’entendis une voix, un homme. -Qui êtes vous et que faites vous ici jeune femme?...Vous êtes perdue? Je regardai dans le miroir l’image d’un homme grand, costaud qui me fixait juste derrière moi. Je pris une position décontractée et le regardais dans la glace. -Qu’est-ce qui vous dit que je suis perdue? -Une femme ne devrait jamais se balader seule…et sans défense… Je me levai d’un coup sec et dégaina ma dague sur sa gorge. -Qu’est-ce qui te dit que je suis sans défense? L’homme se mis à me regarder dans les yeux et pris un air fasciné. -Vous êtes colérique…j’aime ça! -Qu’est-ce que vous me voulez? , lui ais-je dit. -Je dit seulement que j’aime beaucoup les tempéraments colériques…le sens de la vengeance… L’image des démons et de la jeune barde me revint en tête. Profitant de ce petit égarement, il me plaqua sur le mur, sa dague sur ma gorge. -Tu as du potentiel pour apprendre le métier ma jolie… -Pfff! Le dernier qui m’a dit que j’avais du potentiel me menaçait de sa fureur alors! Rigolais-je. L’homme eu un rire puis répliqua : -N’as-tu jamais l’envie de venger une vie qui t’as laissé tombé, une vie de merde qui te donne une colère sans borne et aucune aptitude à te battre pour combler tout tes désir? Intéressée je lui demandai de continuer. -Je me reconnais dans tes yeux et mon savoir peu te servir…si tu veux apprendre, suis-moi… C’est alors que j’accepta sa requête et le suivit. L’homme s’appelait Garlf et son métier est assassin. Il me raconta que dans son passé, qu’il a perdu toute sa famille par la main de démons, appris leur langue et fut l’apprenti d’un assassin qui lui a tout montré et qu’il voulais m’apprendre à son tour, me donner la force qui me manquais pour accomplir ce que je voulais, pour satisfaire ma colère. Il m’appris à me servir d’une dague et d’un sabre, à user de dextérité, d’intelligence, de vitesse, de subtilité…puis à ma demande, il m’appris une langue nouvelle…Il disait aussi que je me perfectionnerai avec le temps, que les aptitudes s’acquièrent par la pratique et l’expérience. Un soir autour d’un feu, il me raconta une vieille histoire qu’il avait entendue d’hommes étrangers, une histoire d’immortel vivant sur terre, un immortel avec des pouvoirs de dieux. La Magrah qu’il l’appelait, ce qui veut dire ''Dieux du sang'' dans la langue des ancien. Une bête étrange se nourrissant de vies humaines, qui s’emparais des vies des autres afin de se l’approprier. -Plus elle s’approprie de vies humaines, plus la créature devient puissante. On m’as raconté aussi que la Magrah devais être vénéré par sa grandeur et ses pouvoirs de dieux…parce qu’elle est un dieu! Le seul vrai dieu qui existe parce que elle, elle est vraie et vis ici parmi les mortels. Elle tue sans discrimination comme chacun des hommes ici….mais elle, elle décide à quelle vitesse le sang s’écoulera du corps de ses victimes. Cette créature a l’intelligence, le charisme et la force de 20 homme à ce qui paraît! Cette légende me trotta dans la tête un long moment, durant toute la nuit à vrai dire…Au matin, il me dit que j’étais prête à expérimenter mes connaissances. Puis, me disant bonne chance dans mes quêtes prochaines, dans la recherche de mon mari et surtout dans la satisfaction de ma colère, il m’offrit en cadeau une dague et un sabre. Je le remercia de tout cœur puis m’enfuis là où mon corps me poussait… |
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