Le soleil était très haut dans le ciel et la nature, après un long et dur hiver, s'était enfin éveillé. Le village de Lublin maintenant peuplé des villageois de Siam-Talas qui vivait enfin un peu de repos après la dur épreuve de tout perdre ce qu'il leur était cher. Malgré tout la vie continuait. Les hommes allaient dans les champs à proximité du village et commençais à retourner la terre. À leur grand bonheur, ils découvrirent que la terre semblait très fertile et n'était pas aussi racineuse que celle qui se trouvait au alentour de la majestueuse forêt de Darokin.
Non loin du village, une mélodie joyeuse emplissait la forêt. Sur le pont, juste à côté de la nouvelle demeur des deux jolies bardes, des enfant riaient, chantaient accompagnant le son gai du violon et la voix clair de la gitane. La chanson fini, Nienna remarqua l'arriver des mères qui venaient chercher leur enfant pour repas du zénith. Les enfants quittèrent en rechignant. Une petite fille vient faire un calin au deux bardes avant de gambadé jusque dans les bras de sa mère. Les deux bardes quittèrent le pont pour rentrer chez elles.
Nienna prie une pomme dans le petit panier en osier sur la table au centre de la pièce. Elle la regarda un instant avant de se mettre à jongler avec celle-ci.
- Tu sais Melka, je crois qu'il faudrait écrire d'autres chansons. Elles plaisent bien au gens pour qui nous les écrivons et il me semble que ça fait longtemps que nous n'en avons pas composé une. La dernière date de notre arriver si je me trompe pas, pour le père de la rose. Qui mériterai que l'on glorifie son épopé? dit-elle pensive.
C'était le vingtième été de la jeune gitane et cela en faisait trois qu'elle était resté avec le peuple de Darokin. C'était la première fois qu'elle restait si longtemps au même endroit, d'ailleurs son regard ne brillait plus autant que dans sa première année. Malgré son sourire toujours aussi chaleureux, ceux qui était proche d'elle pouvait voir que quelque chose pesait sur le coeur de la barde et chaque jour qui passer ce poid devenait de plus en plus lourd.
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Je vais là où le vent me porte, sur les grands chemins vous me verrez, vivant de mon art et de ma liberté.
Je danse et je chante pour vous... Ce serait la moindre des choses de m'offrir une cervoise!